Les mesures pour la santé

Source de nombreuses pathologies “de civilisation” (obésité, maladies cardiovasculaires, diabète, cancers…)1, l’alimentation est aussi un moyen de prévention particulièrement efficace2. La préconisation de meilleures habitudes alimentaires doit donc figurer au cœur des objectifs d’une politique de santé publique.

Les dernières recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES)3, publiées en janvier dernier, qui préconisent une minimisation de la consommation de viandes (hors volaille), et une maximisation de la consommation de céréales complètes, légumes et fruits, constituent une avancée significative dans la bonne direction, qui doit être renforcée et complétée.

Mesure 9 : Former les médecins et les personnels de santé sur les liens entre alimentation et santé

La formation nutritionnelle des médecins et personnels de santé est aujourd’hui particulièrement réduite en France. Sur la question des alimentations végétarienne et végétalienne, cette formation est datée, et ne reflète pas l’état des savoirs scientifiques.

Nous demandons qu’une formation initiale solide soit mise en place à destination des médecins, infirmiers et cadres hospitaliers sur les bénéfices de l’alimentation végétale fondée sur les fruits, les légumes, les céréales complètes, les légumineuses et les oléagineux. Nous demandons également que le programme du BTS diététique intègre ces aspects, et permette aux diététiciennes et diététiciens de conseiller de manière adéquate le public végétarien.

Nous rappelons que selon l’Académie de nutrition et de diététique, qui constitue la plus grosse organisation de professionnels de la nutrition à l’échelle de la planète, « les alimentations végétariennes bien conçues (y compris végétaliennes) sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et peuvent être bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. »4.

Mesure 10
Organiser une vaste campagne de santé publique en faveur d’une alimentation plus végétale

La mise en place d’une politique nutritionnelle est une priorité de santé publique. La nutrition est un facteur central de protection ou de risque de certaines des maladies les plus répandues en France (obésité, maladies cardiovasculaires, cancers, diabète…).
Ces éléments ont mené en 2001 au lancement du Programme National Nutrition Santé. En janvier 2017, les repères nutritionnels de l’ANSES ont évolué dans le sens d’une alimentation plus végétale4 : la consommation de viande hors volaille est désormais à minimiser, le poisson et les produits laitiers sont présentés comme des produits à limiter, tandis que la consommation de fruits, légumes et céréales complètes est à considérablement augmenter.

Nous demandons qu’une vaste campagne de santé publique, sur le mode “manger de la chair, c’est pas nécessaire !” soit organisée afin de diffuser ce message le plus largement possible.


Sources:

  1. Article de Pan et al. paru dans la revue American Medical Association: Red Meat Consumption and Mortality
  2. Le régime végétarien est par exemple corrélé à une plus longue espérance de vie (Longévité : les végétariens vivent-ils plus longtemps ? du Huffington Post basé sur 4 études scientifiques)
  3. ANSES Actualisation des repères du PNNS : révision des repères de consommations alimentaires, page 52
  4. Résumé de la publication de l’Académie de nutrition et de diététique américaine (disponible en version intégrale en français ou en version originale)



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